Giancarlo Caporicci, un atelier dans les murs du musée

La Fondation ne conserve pas seulement ses œuvres : elle abrite son studio de création. Une situation rare dans le paysage muséal français.

Giancarlo Caporicci, un atelier dans les murs du musée

Le studio de Giancarlo Caporicci se trouve dans le bâtiment même où ses pièces sont exposées. Peu de musées français abritent l’atelier d’un artiste vivant.

De Naples à Aubervilliers

Né à Naples en 1946, installé à Paris, Caporicci expose en collectif depuis 1963 et en solo depuis 1968, en Italie, en France, en Espagne et aux États-Unis. Il est aussi l’auteur de nombreux ouvrages sur l’art et la sculpture contemporaine, où il développe les notions de constructivisme, d’abstraction géométrique et d’inobjectivité construite.

Des tensions dynamiques

Son travail repose sur un principe qu’il applique aussi bien à ses peintures qu’à ses sculptures et, plus récemment, à ses reliefs muraux : celui des tensions dynamiques. Les compositions sont modulables et mobiles. Elles offrent plusieurs états possibles et laissent à celui qui les regarde le soin de redéfinir l’espace visuel.

Rectanglo-cinevisuale, daté de 1972 et conservé à la Fondation, en donne une idée : des trames verticales serrées qui se mettent à vibrer dès qu’on se déplace devant elles, et dont la couleur change selon l’angle.

Ce que cela change pour un visiteur

Voir une œuvre à quelques mètres de l’endroit où elle a été faite modifie le regard. L’objet cesse d’être une pièce de collection tombée du ciel : il redevient le résultat d’un travail, avec ses essais et ses reprises. La Fondation a consacré une exposition personnelle à l’artiste.

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